Waardering: 



/ 0
- Gegevens
-
Gepubliceerd op donderdag 02 oktober 2008 18:19
publié dans Huisarts Nu 2000; 29 (5):242-59 - Révision
- La participation à un dépistage mammographique réduit la mortalité suite à un cancer du sein (niveau de preuve 1). Les généralistes veilleront à ce que les femmes appartenant au groupe cible de dépistage (c.-à-d. toutes les femmes entre 50 et 69 ans) réalisent tous les deux ans un mammotest de dépistage dans un centre de radiologie agréé.·
- Les généralistes informeront les femmes participant à dépistage mammographique que ce test peut générer des résultats faux-positifs et faux-négatifs (niveau de preuve 1). Même dans le cas d’un résultat de dépistage normal, le MG et sa patiente doivent rester attentifs à l’eventualité d’un cancer du sein ; l’apparition de plaintes ou d’anomalies exigera un diagnostic adapté (niveau de preuve 1). Les MG jouent également un rôle important dans l’accompagnement psychosocial des femmes confrontées à un mammotest (faussement) positif (niveau de preuve 3).·
- Réaliser un mammotest chez les femmes de moins de 50 ans a peu de sens (niveau de preuve 1). Si une jeune femme sans risque familial demande à être testée, le MG lui expliquera que l’avantage éventuel en est relativement limité (niveau de preuve 1). La femme devra également être informée des conséquences négatives éventuelles de ce test de dépistage. La possibilité d’un résultat faussement positif ou négatif est beaucoup plus grande que dans une population plus âgée (niveau de preuve 1).·
- Chez les femmes de plus de 69 ans, le dépistage peut également réduire la mortalité suite à un cancer du sein (niveau de preuve 1). L’âge chronologique n’est pas un argument pour cesser la participation au dépistage. A un âge plus avancé, l’espérance de vie limitée et une co-morbidité plus importante jouent un rôle important; les effets positifs d’un dépistage n’apparaissent qu’après 10 ans. Vu l’espérance de vie élevée des femmes en général, plusieurs recommandations avancent 75 ans comme limite d’âge pour une femme sans co-morbidité importante (niveau de preuve 2).·
- Chez les femmes de moins de 50 ans qui s’inquiètent à propos d’un cancer du sein, le MG identifiera celles à risques familiaux (niveau de preuve 2). Une anamnèse familiale est également systématiquement indiquée chez les femmes prenant la pilule après leur 35 ans ou sous thérapie de substitution hormonale à long terme (niveau de preuve 2). Les femmes à risque élévé bénéficieraient d’un IRM jusqu’à l’âge de 40 ans et d’un mammotest annuel à partir de 40 ans (niveau de preuve 3). Les femmes à risque élévé seront de préférence référées à un centre de counseling génétique (niveau de preuve 3).·
- Le MG doit instruire les femmes sur ce qu’on appelle le ‘breast awareness’. Les femmes doivent être encouragées à bien connaître leurs seins et à être attentives à tout changement dans les seins (niveau de preuve 3). A cette fin, les femmes doivent continuer à inspecter leurs seins. Or, il n’est pas nécessaire de le faire de manière routinée à un moment fixe du mois selon un schéma précis. L’éducation et l’encouragement des femmes à faire une autopalpation mensuelle classique des seins ne fait plus partie des tâches du MG (niveau de preuve 1).·
- Chez les femmes sans risque familial accru renvoyées pour un mammotest de dépistage, il n’y pas de place pour un examen clinique systématique des seins (niveau de preuve 1). Un examen clinique correct des seins est uniquement indiqué chez les femmes consultant leur médecin avec des plaintes apparentes ou des symptômes cliniques liés aux seins. Un examen clinique conduit à un mammotest diagnostique et une échographie, mais non à un mammotest de dépistage.
U moet aangemeld zijn om reacties te kunnen plaatsen.